« Puisse une meilleure connaissance de soi contribuer à davantage de compassion dans le monde », David Daniels.
Mieux se connaître et mieux comprendre les autres.
Découvrir ses automatismes et reprendre contact avec soi-même.
Comprendre ses aptitudes comportementales et les limites de son mode de fonctionnement.
Mettre en œuvre de nouvelles façons d’agir et interagir.
Passer de la réaction à la relation.
…
Voilà autant d’avantages à prendre soin de son écologie intérieure.
Et parmi mes outils préférés d’écologie de soi : l’Ennéagramme ! Je vous en parle dans cet article.
J’aime l’ennéagramme car c’est un outil :
- Respectueux de l’identité de chacun.e.
- Accessible à tou.tes.
- Universel, il se développe dans le monde entier.
- Dynamique (au sens vivant, en mouvement) il prend en compte nos changements de comportement en fonction des situations.
- Puissant, il fait dire à la majorité des participant.es en stage qu’il y aura « un avant et un après » dans sa relation à soi, aux autres.
- Fin, on observe nos comportements mais on interroge nos motivations profondes.
Mais l’Ennéagramme, Késako ?
Origine (1)
L’ennéagramme émerge dans les années 1960, dans la baie de San Francisco et prend racine à partir de 3 courants : la psychologie humaniste, l’école Palo Alto et la psychologie transpersonnelle. C’est de ces différentes écoles qu’est née la nécessité d’un outil de connaissance de soi. Les principaux pionniers sont : Oscar Ichazo, Claudio Naranjo, Helen Palmer.
Définition (2)
Le mot « Ennéagramme » vient du grec « ennea » et « gramma », figure à 9 points.
Aujourd’hui, l’Ennéagramme fait référence à un système d’étude de la personnalité composé de neuf structures de caractère. L’Ennéagramme est une grille de lecture de la personnalité et nous donne des repères pour mieux nous connaître et comprendre les autres.
Plus précisément, il propose :
- 9 archétypes pour clarifier « comment je perçois le monde ? », « comment l’autre le perçoit ? » et « comment mieux nous rencontrer ? ».
- 3 centres d’intelligence pour nous relier au monde extérieur : le centre mental, le centre émotionnel et le centre instinctif.
- 3 instincts, l’instinct d’autoconservation ou survie, l’instinct de reproduction ou sexuel, l’instinct grégaire ou social, dont l’un conditionne notre façon de vivre et de réagir.
Mes couches d’oignon protectrices (1) (3)
Le « vrai » moi est très bien sécurisé. Différentes couches protègent contre les attaques extérieures. Parmi ces protections on peut citer.
1/ Le type de personnalité ou profil de l’ennéagramme
Confronté.es au monde, nous développons une stratégie afin de nous adapter au mieux à notre environnement. Nous allons choisir la plus adaptée pour recevoir le maximum d’affection. Une fois la stratégie trouvée, pour se sécuriser, nous choisissons de la répéter, jusqu’à ne plus utiliser qu’elle, au détriment des autres possibles. Tôt ou tard, on finit par croire que cette nouvelle version est réellement nous, on s’identifie à notre rôle. C’est le type, le profil de l’ennéagramme, il en existe donc 9.
Les 9 points de l’Ennéagramme représentent les 9 forces que nous portons.
Le système permet de reconnaître et de rééquilibrer ces forces.
L’Ennéagramme représentent les différentes composantes de notre psyché.
Chacun.e de nous a une dominante mais il est clair que chacun.e d’entre nous est unique au monde, que nous possédons l’ensemble des neuf forces. Leur point commun provient du fait que leur fonctionnement psychique se ressemble.
2/ Le mécanisme de défense
Chaque type de personnalité a son mode de protection préféré qui permet de diminuer la « douleur » de la réalité. Par exemple : l’identification, la projection, le déni, …
3/ La réactivité instinctive ou sous-type (de l’anglais subtype, un mot français plus approprié serait subdivision)
Nous sommes programmés pour survivre, pour protéger l’organisme vivant qui est le nôtre. Face à une pression extérieure, la tension interne monte, jusqu’à parfois nous contraindre à réagir viscéralement. Il s’agit d’un réflexe inconscient conditionné pour défendre l’intégrité du « faux » moi.
C’est donc l’action (et le type d’action) qui s’enclenche à l’instant où la tension intérieure est trop forte. Cela parle de « comment je me rassure, comment je m’apaise, comment je diminue la tension ». Notre sous-type est la réactivité par laquelle s’exprime et se résout notre trop plein émotionnel. C’est souvent à cet endroit que naissent les plus grandes incompréhensions de famille, de couple et on dit souvent que nos meilleur.es ami.es sont du même sous-type que nous.
Là encore, chacun.e de nous a une dominante mais nous possédons l’ensemble des 3 instincts.
« En cernant les mécanismes inconscients derrière nos comportements, nous apprenons à nous déconditionner et à vivre plus libre », Diane Taieb.
Intégrer, développer l’intelligence relationnelle à travers cet outil peut tout à fait s’inscrire dans un contexte professionnel pour :
- Mieux comprendre nos motivations inconscientes
- Clarifier nos points forts et nos points faibles
- Réguler nos émotions
- Développer notre potentiel
- Trouver des techniques de développement personnel / professionnel adaptées à notre profil dominant
- Accompagner / Coacher / Manager avec bienveillance, ouverture et leadership
- Améliorer la cohésion d’équipe
- Prévenir les conflits
- Avoir des repères pour mieux écouter l’autre de son point de vue et mieux le comprendre
Bibliographie :
(1) « Les clés de l’Ennéagramme : les sous-types », Eric Salmon
(2) Centre d’Etudes de l’Ennéagramme (CEE)
(3) « L’ennéagramme », Eric Salmon.






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